Travailler 60 heures par semaine peut donner l’impression d’être extrêmement productif : l’agenda est plein, les journées débordent et les sujets avancent les uns après les autres.
Mais le nombre d’heures passées à travailler ne dit pas combien de ces heures ont réellement servi à produire, décider, vendre ou faire avancer un projet important.
Travailler 60 heures par semaine ne signifie pas produire 60 heures
Plus une semaine se remplit, plus certaines activités peuvent se glisser entre les tâches réellement importantes : rechercher un document, ressaisir une information, vérifier un fichier, répondre à une interruption, corriger une erreur ou effectuer manuellement une action répétitive.
Ces tâches ne sont pas toutes inutiles. Certaines sont indispensables au fonctionnement d’une entreprise. Mais lorsqu’elles s’accumulent, elles peuvent allonger considérablement les journées sans créer la même valeur que les missions sur lesquelles tu souhaitais réellement avancer.
C’est là que la question de la productivité au travail devient intéressante : plutôt que de regarder uniquement combien d’heures tu travailles, regarde ce qui occupe réellement ces heures.
L’Organisation internationale du Travail souligne que les longues durées de travail sont généralement associées à une productivité par unité plus faible et rappelle l’importance du repos et de la récupération.
Consulter la publication de l’Organisation internationale du Travail →
Travailler 60 heures par semaine : où passent réellement tes heures ?
Avant de chercher à travailler plus vite, fais un autre exercice : observe une semaine normale et classe ce que tu fais. Pas besoin d’un suivi à la minute. L’objectif est simplement d’identifier ce qui occupe ton temps.
Le but n’est pas de supprimer tout ce qui n’est pas directement facturable. Gérer une entreprise implique nécessairement de l’administratif, du suivi et de la coordination. En revanche, une même tâche peut parfois prendre beaucoup plus de place qu’elle ne devrait.
Une longue semaine peut parfois cacher un fonctionnement devenu trop lourd : informations dispersées, procédures compliquées, doubles saisies ou tâches manuelles qui se sont installées progressivement.
Dans ce cas, travailler 60 heures par semaine n’est pas le problème à traiter en premier. C’est plutôt un signal qui invite à regarder ce que ton organisation te demande de faire encore et encore.
Ne cherche pas immédiatement à aller plus vite.
Cherche d’abord ce qui pourrait ne plus avoir besoin de prendre autant de temps.
Avant de travailler plus, récupère les heures déjà perdues
Si tes semaines débordent, la première réponse n’est pas nécessairement de trouver une nouvelle technique de productivité. Commence par regarder les tâches qui pourraient être supprimées, simplifiées, déléguées ou automatisées.
Ce travail permet parfois de découvrir que le problème n’était pas seulement de travailler 60 heures par semaine, mais de consacrer une partie de ces heures à des processus qui ont grandi sans jamais être réellement remis à plat.
Continuer à absorber les recherches, les ressaisies, les tâches répétitives et les corrections en travaillant davantage.
Identifier ce qui peut disparaître, être simplifié ou être pris en charge autrement avant d’allonger la journée.
Travailler 60 heures par semaine : par quoi commencer ?
Tu peux commencer par les tâches qui reviennent souvent et dont le fonctionnement est déjà clair. Ce sont généralement de meilleurs candidats à la simplification que les processus qui changent encore constamment.
Si tu identifies beaucoup de petites actions répétitives, tu peux aussi mesurer leur impact avec mon article sur le coût caché des tâches administratives répétitives. Et si le problème vient surtout d’informations dispersées, commence plutôt par centraliser tes informations.
Ton temps de travail n’est pas une ressource extensible à l’infini.
Avant d’essayer d’en faire entrer davantage dans tes journées, regarde ce que ton organisation pourrait arrêter de te demander.
Si tu veux identifier les tâches à simplifier, déléguer ou automatiser, découvre mon accompagnement en gestion administrative et automatisation →

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