Gagner 1h par jour ne commence pas par installer Make, Zapier ou le dernier outil à la mode. Ça commence par une question beaucoup plus simple : où passent réellement tes 60 minutes ?
Quand une journée déborde, les grosses tâches sont rarement les seules responsables. Ce sont souvent les petites actions dispersées qui grignotent ton temps : retrouver un document, recopier une information, vérifier qu’un client a répondu, déplacer une pièce jointe, mettre à jour un tableau ou envoyer encore une relance.
Prises séparément, elles semblent presque insignifiantes. Additionnées sur une journée, puis une semaine, elles peuvent représenter un volume de temps beaucoup plus important qu’on ne l’imagine.
Gagner 1h par jour : commence par observer où part ton temps
Pendant une journée de travail classique, note les petites tâches administratives que tu réalises presque machinalement. Pas besoin d’un chronométrage à la seconde près : quelques estimations suffisent déjà pour faire apparaître les répétitions.
Voici un exemple fictif de ce que pourrait révéler cette observation. Les durées ne sont évidemment pas universelles : le but est de construire ton propre relevé.
Aucune tâche ne semble énorme prise isolément.
Le problème n’est pas toujours une grosse tâche chronophage. C’est parfois une succession de micro-tâches qui interrompent ta journée.
Ce relevé permet de sortir du ressenti. Au lieu de penser « je perds beaucoup de temps dans l’administratif », tu commences à identifier les actions précises qui consomment ce temps.
Et c’est seulement à ce moment-là qu’il devient intéressant de chercher comment gagner du temps au travail.
Ne cherche pas encore à automatiser : commence par trier
Une erreur fréquente consiste à repérer une tâche répétitive et à chercher immédiatement un outil pour l’automatiser. Pourtant, automatiser les tâches répétitives n’est pas systématiquement la meilleure réponse.
Une tâche inutile n’a pas besoin d’une automatisation. Elle a besoin de disparaître. Une tâche compliquée peut parfois être simplifiée. Et une tâche qui nécessite du jugement ou une relation humaine peut être plus pertinente à déléguer.
Avant de construire une automatisation, je préfère donc poser une autre question : qu’est-ce qu’on devrait réellement faire de cette tâche ?
Supprimer, simplifier, déléguer ou automatiser : comment choisir ?
Une fois les tâches chronophages identifiées, ne saute pas directement sur Make, Zapier ou une autre solution. Pour chacune d’elles, pose-toi la même question : quelle est la manière la plus simple de ne plus perdre autant de temps dessus ?
Commence par ce qui ne sert plus réellement. Une tâche historique, un tableau que personne ne consulte ou une double vérification devenue inutile n’ont pas besoin d’être optimisés.
Réduis les étapes avant d’ajouter de la technologie. Un formulaire, une nomenclature claire ou un emplacement unique peut parfois résoudre le problème immédiatement.
Garde ton temps pour les tâches qui nécessitent réellement ton expertise. Certaines actions doivent rester humaines, mais pas forcément être réalisées par toi.
Automatise ce qui est répétitif, prévisible et suffisamment stable. C’est ici que l’automatisation peut supprimer des manipulations sans ajouter une nouvelle charge de travail.
Tu peux aussi appliquer ce tri à ton propre quotidien avec mon article sur le coût réel des tâches administratives répétitives.
Automatiser les tâches répétitives : à quel moment cela vaut vraiment le coup ?
L’objectif n’est pas d’automatiser ton entreprise au maximum. Une automatisation pertinente doit enlever des manipulations, pas créer un système qu’il faudra surveiller en permanence.
Avant de construire quoi que ce soit, regarde donc la tâche elle-même.
Un exemple : supprimer les manipulations sans supprimer le contrôle humain
Prenons un processus très simple : tu termines une mission et tu dois ensuite prévenir le client, mettre à jour ton suivi et enregistrer la date de clôture.
Tu pourrais tout automatiser. Mais tu peux aussi conserver une action volontaire de ta part et laisser le système prendre en charge uniquement la suite.
C’est cette logique qui m’intéresse dans une automatisation avec un vrai gain de temps : ne pas retirer l’humain là où il est utile, mais retirer les clics, les recopies et les oublis autour de lui.
Le test rapide avant d’automatiser une tâche
Tu as identifié une action qui revient régulièrement ? Avant de choisir l’outil, passe-la à travers ces quatre questions.
Et c’est un point essentiel : une automatisation qui fonctionne parfaitement aujourd’hui mais que personne ne saura comprendre ou réparer dans six mois peut finir par faire perdre le temps qu’elle était censée économiser.

Gagner 1h par jour : faut-il vraiment viser 60 minutes tout de suite ?
Pas forcément. Si tu identifies une première tâche qui te fait économiser 10 minutes par jour sans ajouter de complexité, tu as déjà amélioré ton organisation.
Puis une deuxième peut en libérer 5 autres. Une simplification peut supprimer quelques manipulations supplémentaires. C’est leur accumulation qui peut progressivement te permettre de gagner 1h par jour — et non une automatisation miracle installée en une après-midi.
Et surtout, le temps récupéré n’a pas besoin d’être immédiatement rempli par davantage de travail. Tu peux l’utiliser pour développer ton activité, traiter un sujet qui demandait enfin de la concentration… ou simplement arrêter de terminer certaines journées avec une liste de petites tâches encore en attente.
Ton plan pour commencer à gagner du temps au travail cette semaine
Plutôt que de transformer toute ton organisation d’un coup, consacre une semaine à identifier une seule amélioration réellement utile.
C’est le nombre de manipulations inutiles qui ont réellement disparu de ton quotidien. Trois automatisations fragiles ne valent pas mieux qu’une seule amélioration simple qui fonctionne chaque jour.
Automatisation et gain de temps : l’outil vient après le besoin
Make, Zapier, Notion, Excel, Google Sheets, Power Automate… tous ces outils peuvent être utiles. Mais aucun n’est une solution en soi.
Le choix dépend de ce que tu utilises déjà, de la fréquence de la tâche, des informations qui doivent circuler et surtout de la personne qui devra maintenir le système ensuite.
Un bon workflow doit continuer à fonctionner lorsque l’activité s’accélère. Il doit rester compréhensible plusieurs mois plus tard et, autant que possible, pardonner les petites imperfections humaines plutôt que de s’effondrer au premier cas particulier.
Si tu veux gagner 1h par jour, commence donc par observer ton fonctionnement actuel. Quelques minutes supprimées ici, une double saisie évitée là, une relance déclenchée automatiquement ailleurs : c’est souvent l’addition de ces améliorations qui finit par changer réellement une journée.
Et si tu vois bien que certaines tâches pourraient être simplifiées ou automatisées mais que tu ne sais pas lesquelles traiter en priorité, c’est précisément ce que j’analyse lors d’un diagnostic.
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